Site officiel de la mairie de Villard-saint-Christophe
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L'incendie de 1866 n'a pas épargné l'église. La reconstruction remplace le chevet plat (figurant au cadastre napoléonien de 1834) par un chevet en hémicycle, ainsi que de nombreux aménagements intérieurs (voutes de la nef, du choeur). Bien avant, en 1770, intervint le percement de la porte côté Sud. Quant au clocher, il fut en refait en 1964, toiture en ardoise moins élancée que la précédente haute flèche de tuf.

 

Plusieurs autels occupent l'église, dont celui du Couronnement de la Vierge, ainsi que l'autel latéral, rescapé des directives du concile VATICAN 2, ou encore un autel de facture baroque (1750).

 

Parmi les vitraux, celui du célèbre Pierre Julien EYMARD 1811 – 1868. Né à la Mure, a fréquenté l’Église de Villard St Christophe, pour confesse auprès du père BARD. Béatifié en 1926 ce qui provoque une embellie artistique pour l’église du village. Canonisé en 1962. Fondateur de la congrégation du Saint-Sacrement. 

     

On peut aussi évoquer les deux cloches, auxquelles les villageois tiennent beaucoup, tant elles rythment leur journée, Saint Antoine et Saint Sébastien :

Notons également la croix du Calvaire, ainsi que le vieux cimetière (19ème siècle), devant et autour de l'église. Ainsi par exemple la stèle de Pierre GAILLARD, sur laquelle on peut lire : "Les enfants sont la couronne des vieillards et les pères sont la gloire des enfants" :

  


De nombreuses croix jalonnent les rues et chemins du village, autant de repères géographiques, comme ici celle de l'église. Réalisée en pierre de taille, certaines ferrées entre-elles. Un christ est sculpté dans la masse, dont les proportions de la tête, du tronc et des jambes sont assez justes mais dont les bras démesurément longs se terminent par d’immenses mains, tandis que le visage n’est plus visible :

Celle de l'entrée du village est facilement repérable, à la croisée des routes de Pierre-Châtel et de Cholonge : la croix Blanche, "monument expiatoire du blasphème", souvenir de mission 1881 :

Place de la mairie, belle croix en fer forgée, autre souvenir de mission de 1843. Au cours du 19e siècle, l’église catholique, soucieuse de "retrouver ses brebis égarées", organise de nombreuses missions dans les campagnes. Ces missions se terminaient bien souvent par la plantation en grande cérémonie d’une croix monumentale :

Route de Fugières, à La Traverse, à la croisée des chemins, la croix de l'Orme, récemment restaurée par la commune et ses habitants. Le nom de cette croix fait référence aux majestueux ormes qui poussaient jadis non loin de là, arbres décimés depuis par la graphiose, maladie / champignons dévastateurs :

 

Sur les hauteurs du village, en bordure de chemin, la Croix des Gondrands (ou du chemin des Prés). Autrefois plus ouvragée, la croix fut l'objet d'un acte de vandalisme et on la retrouva brisée. Elle fut remplacée par cette simple croisée de plaques de fer :

Sur les pentes du Pérollier, juste en dessus de la forêt et à la limite de l'alpage, la Croix de Gouret, surplombant le village, à 1580m d'altitude. Érigée la première fois en 1960, puis remplacée en 1984, cette grande croix de bois est accessible par un joli chemin au départ du village (Randonnées et balades) :

Et encore plus haut, la croix de Côte Rotte, à 1941m d'altitude, protège le village des chutes de grêle, de l'orage et plus généralement du mauvais temps. Cette croix, également victime de vandales, mais également restaurée, est aujourd'hui réalisée en béton blanc moulé, et son socle est réalisée en serpentine, cette pierre de couleur verte en provenance d'un ancien gisement autrefois exploité, sur le versant opposé de la montagne :

      

On peut évoquer également deux autres croix, aujourd'hui disparues, mais dont les anciens se souviennent : la croix du Collet et la croix du Mas.

 


Chapelle Saint Roch, située sur le hameau de La Traverse. Construction lancée en 1631 suite à l'épidémie de peste qui ravagea la région, la chapelle est ensuite régulièrement citée lors des visites paroissiales à partir de 1665 comme étant bien tenue. À l'intérieur, le chœur est dallé de pierre, les murs gouttereaux s'inclinent pour laisser place à une voûte en berceau formé d'un lambrissage à caissons de bois. Ce type de voûte, fréquent à l'époque, subsistent dans de rares chapelles sur notre territoire. Notons également le très beau retable de l'époque du Baroque.

    


Sources :

Patrimoine en Isère – Musée Dauphinois, Conseil général de l’Isère, 2006

URM (Université Rurale Montagnarde) : ico file Télécharger le document (pdf - 4.87mo)
 SIXTINE - Chapelle Saint Roch :ico file Télécharger le document (pdf - 3.77mo)

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