Site officiel de la mairie de Villard-saint-Christophe
Site officiel de la mairie de

Le bourg de Villard-Saint-Christophe est niché dans un creux au pied des versants Ouest du Pérollier et du Tabor. Chaque rue oppose un contraste saisissant entre les façades Nord, sombres et fermées, et les façades Sud, colorées, largement ouvertes sur des espaces privatifs. Les bâtisses (habitation et ferme) s'étirent donc tout en longueur selon cet axe Nord-Sud, comme ici l'ancienne fruitières et scierie, à l'entrée Ouest du village :

 

Ou encore à l'entrée Nord du village, les silhouettes caractéristiques des maisons traditionnelles :

Ces maisons sont parfois agrémentées de détails architecturaux intéressants, comme les "sauts de moineaux".

Ces "sauts de moineaux", que l'on appelle plus sobrement "pignons à redans", répondent astucieusement à plusieurs problèmes des anciennes toitures montagnardes : protection contre le soulèvement du chaume par le vent, lauzes inclinées et débordantes pour empêcher les infiltrations de l'eau le long de la maçonnerie et protéger la jointure entre chaume et murs. Au sommet du pignon, une dalle plate est souvent couverte par une pierre pointue, la couve.

         

Une autre particularité architecturale de nombreuses maisons du village sont les "génoises". Mariage inattendu entre les toits à forte pente et ces génoises (généralement répandues dans le Sud de la France, sous des toits de mêmes tuiles). Ici les génoises sont associées aux tuiles écailles ou ardoises. Motifs en chevrons, rangs horizontaux, briques à plat, en diagonale, de nombreux motifs terminent le toit de manière élégante, supprimant le passage du vent ou évitant le passage des oiseaux.

 

On peut également évoquer les encadrements en pierre de taille. À partir du milieu du 18ème siècle, beaucoup de propriétaires ont rénové leurs façades en encadrant portes et fenêtres d'embrasures soignées en pierre de taille. Souvent, une date est gravée sur le linteau, ou encore les initiales du propriétaire.

Peut-on ne pas évoquer également les nombreux bassins et fontaines du villages ? Qu'elles soient publiques ou privées, ces nombreuses fontaines témoignent des généreuses sources d'eau présentes aux pieds du massif du Tabor. Taillées dans un calcaire bleuté, la "pierre de Laffrey", les belles et grandes dalles sont généralement assemblées par d'énormes agrafes en fer forgé. Ces bassins se découvrent au gré des rues du village, et dans les nombreuses cours des fermes et bâtisses :


Les fours à chaux

De 1878 à la fin des années 1930, la carrière de pierre à ciment a permis d'extraire quelques centaines de m3 de ce minerai utilisé dans la construction. Plusieurs galeries sont ainsi percées, certaines très profondément (attention : danger d'effondrement, visites interdites). Le minerai est cuit dans des fours, sur le site, puis est descendu à Jarrie pour broyage.

Une profonde galerie (photo Vincent Duseigne)

Des vestiges sont encore visibles, quoique fortement dégradés : fours, cheminée, local technique... 

 

  


La mairie

 

À Villard Saint-Christophe, la mairie-école a été édifiée en 1870. Comme dans la plupart des communes de Matheysine, mairie et école sont regroupées sous le même toit dans un corps unique de bâtiment à deux niveaux d’élévation coiffé d’un toit à croupes. L'école occupe le bas, en deux salles (généralement filles et garçons) et la mairie et le logement de l’instituteur se trouvent à l’étage.

Aujourd'hui, l'école communale est abritée dans un bâtiment de construction récente.

La mairie a également fait l'objet d'une projet récent (2019) : elle est descendue au rez-de-chaussée, dans des locaux entièrement restaurés. L'étage est actuellement occupé par des logements locatifs.


Sources :

URM (Université Rurale Montagnarde) : ico fileTélécharger le document (pdf - 4.87mo)
Villard-Saint-Christophe :ico fileTélécharger le document (pdf - 14.31mo)